Expositions

lun. 18 mai | https://www.instagram.com/loeveandco/

Friends of Topor

Loeve&Co-llect: Sixième semaine, sixième thème. Et toujours, chaque jour à 10 heures, du lundi au vendredi, une œuvre à collectionner à prix privilégié, disponible uniquement pendant 24 heures. Vous faites une affaire, et nous pérennisons notre affaire !
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Friends of Topor

Heure et lieu

18 mai 2020 à 10:00
https://www.instagram.com/loeveandco/

À propos de l'événement

Semaine 6: Friends of Topor

Disparu en 1997, Roland Topor est un de ces génies tellement doués que la France ne sait souvent les rabaisser qu’au rang de touche-à-tout. Pourtant, Topor a excellé dans tant de domaines qu’il y ferait passer bien des professionnels pour de vulgaires amateurs ! Fils de peintre, dessinateur surdoué, il réalise sa première couverture à l’âge de vingt ans, pour la mythique revue Bizarre, avant de participer à la création du mouvement Panique en 1962, avec notamment Fernando Arrabal et  Alejandro Jodorowsky.

Son génie graphique ne s’est jamais démenti, gravant dans notre mémoire collective nombre d’affiches pour des films (L’Empire de la Passion, d’Oshima, en 1978, ou Le Tambour, de Schlöndorff, l’année suivante), des causes (la « gueule cassée » au marteau pour Amnesty International en 1977), des dessins comiques pour Hara Kiri, etc. 

Mais son talent a largement débordé du cadre strict de l’art, et Roland Topor a participé à tant de réalisations marquantes du champ culturel à partir des années 1960 que l’énumération en donne le tournis, par son ampleur et sa qualité : littérature (son premier récit, Le Locataire chimérique, publié en 1964, est adapté au cinéma par Roman Polanski en 1976), cinéma (il obtient avec René Laloux le Prix spécial du Jury au Festival de Cannes 1973 pour La Planète sauvage, mais collabore également avec Federico Fellini sur son Casanova), la télévision (il écrit avec son complice Jean-Michel Ribes les séries Merci Bernard puis Palace, et imagine, à partir de 1983, la série d’émissions pour enfants devenue culte Téléchat)… 

Son talent est si protéiforme qu’il lui a même permis de faire l’acteur, dans Nosferatu, fantôme de la nuit de Werner Herzog, aux côtés d'Isabelle Adjani et de Klaus Kinski, d’écrire des textes de chanson pour Le Grand Magic Circus ou Robert Charlebois, ou de devenir un pilier de l’émission de France Culture Des papous dans la tête…

Figure populaire auprès du grand public, « bon client » à la télévision des années 1980, où son rire tonitruant explosait littéralement l’écran, Roland Topor était également une figure majeure du monde de l’art, dans lequel il entretenait de nombreuses complicités, à commencer par les artistes Fluxus, rencontrés par l’intermédiaire de Daniel Spoerri, dont certains compagnons de route deviendront ses amis au long cours, à l’instar de Mark Brusse, Erik Dietman ou Robert Filliou. Avec Roman Cieslewicz, la complicité date des années Panique, et demeure si profonde que Topor laissera son ami, immense graphiste, illustrer lui-même certains de ses livres, affiches… 

Le titre de cette semaine provient par ailleurs d’une belle aquarelle signée Erró, sur laquelle nous aurons l’occasion de revenir… Loin d’être anecdotiques, ces affinités amicales sont également profondément créatrices en elles-mêmes, comme en témoigne Alexandre Devaux, auteur d’ouvrages de référence sur Topor, et co-commissaire de sa rétrospective à la Bibliothèque Nationale de France en 2017 : « Depuis ses premiers dessins parus dans Bizarre en 1958, jusqu’à ses livres et œuvres conceptuels des années 1970 inspirés de l’esthétique des Nouveaux Réalistes ou de celle de Fluxus, Roland Topor n’a pas cessé de vouloir repousser les limites du mode d’expression qui était le sien à ses débuts – le dessin d’humour. S’il a initialement choisi cette catégorie comme moyen d’élaboration et de promotion de son statut d’artiste – au détriment de la peinture –, il s’en est progressivement affranchi, en s’aventurant dans le champ de l’art conceptuel, pour y braconner, souvent à la faveur de rencontres, d’amitiés ou de collaborations. Cette sorte de topographie anecdotée du hasard, développée à l’échelle d’une vie-œuvre, a ouvert à Topor un immense jeu de possibilités et d’expérimentations, au travers desquelles il a tenté de dépasser les codifications des genres et la matérialité des supports, dans une perspective délibérément multimédiale ».  

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