Expositions

jeu. 04 mars | Loeve&Co

Loeve&Co: Milan Kunc & Philippe Mayaux: Pop & Surréalistes

Les inscriptions sont closes
Loeve&Co: Milan Kunc & Philippe Mayaux: Pop & Surréalistes

Heure et lieu

04 mars à 11:00 – 30 avr. à 18:00
Loeve&Co, 15 Rue des Beaux Arts, 75006 Paris, France

À propos de l'événement

Depuis qu’il était étudiant à la Villa Arson à Nice, à la fin des années 1980, le peintre Philippe Mayaux (lauréat du Prix Marcel Duchamp en 2006) ne cesse de clamer sa dette à l’égard de la peinture de Milan Kunc.

Communiqué de presse disponible ICI.

Visuels HD pour la presse sur demande par email à and@loeveandco.com.

De 17 ans son aîné, celui-ci est né à Prague, en République tchèque, où il a étudié dans les années 1960 à lAcadémie des Beaux-Arts de Prague. Malgré une carrière internationale bien remplie, Kunc demeure quasiment inconnu en France, où il n’a exposé que sporadiquement. Dans la lignée de nos relectures historiques, toujours effectuées depuis un point de vue contemporain, nous avons décidé de permettre à ces deux artistes que tout oppose, mais que tout rapproche, d’enfin pouvoir partager les mêmes cimaises.

Au-delà des affinités évidentes de leurs style pictural, qu’ils qualifient de concert de kitsch et corrosif, Kunc et Mayaux appartiennent d’évidence à la même lignée artistique, celle initiée par les surréalistes par anticipation Arcimboldo ou Jean-Jacques Lequeu, ayant connu son apogée dans les années 1930 avec Chirico, Magritte ou Picabia. Cependant, tous deux ont également hérité de Duchamp une saine méfiance vis-à-vis de la peinture, toujours menacée de verser dans le laborieux, l’ornemental ou le bourgeois.

Par-delà leurs différences, de génération, d’origine, de parcours, Kunc et Mayaux se sont tous deux construits en territoires hostiles. Pour Kunc, ce furent les conceptuelles années 1970 où, émigré à Düsseldorf, s’il bénéficie à la Staatliche Kunstakademie de l’enseignement de figures tutélaires comme Joseph Beuys ou Gehrard Richter, sa peinture superlative et caustique est loin de recueillir tous les suffrages. Pour Mayaux, ce fut ce post-conceptuel début de la décennie 1990, dont la Villa Arson célébrait alors à tout-va le No Man’s Time (titre d’une exposition qu’y organisèrent Nicolas Bourriaud et Éric Troncy en 1991, avec celui qui en était alors le Directeur, Christian Bernard).

Éternels suspects, Kunc et Mayaux, depuis lors promènent leur ironie au bout du pinceau, réalisant l’exploit de moquer autant les excès de tous bords, bad painters parmi les amateurs de belle peinture, qu’ils hérissent de leurs outrances criardes et de leurs irrévérencieux iconoclasmes, mais maniant les idées avec un tel brio qu’ils peuvent se permettre de renvoyer dans leurs cordes une certaine tendance décorative des tenants du minimalisme ou de l’art conceptuel, ou d’apparaître, à l’occasion, plus radicaux que le plus forcené des avant-gardistes.

En revendiquant la double appartenance Pop et Surréaliste, Milan Kunc et Philippe Mayaux affirment la possibilité d’une peinture réellement contemporaine, ayant pleinement tiré les leçons des évolutions modernes des images (jusqu’au numérique), imaginative et inventive, tirant pleinement parti de cet art pauvre (sa pratique est fort peu coûteuse) mais exigeant (la bonne maîtrise de la ligne et de la couleur ne sont pas innées) pour acquérir et conserver dans la durée la plus grande des vertus artistiques: la liberté.

Tous deux sont profondément des peintres philosophes, qui ambitionnent de créer de toute pièce des images assez puissantes pour nourrir les rêveries subconscientes de leurs contemporains.

Les inscriptions sont closes