Expositions

lun. 24 mai | https://www.loveandcollect.com

Love&Collect: Fluxus & Cie

Love&Collect: Cinquante-neuvième semaine. Chaque jour à 10 heures, du lundi au vendredi, une œuvre à collectionner à prix privilégié, disponible uniquement pendant 24 heures. Collectionner n'a jamais été aussi enrichissant...
Les inscriptions sont closes
Love&Collect: Fluxus & Cie

Heure et lieu

24 mai à 10:00 – 29 mai à 09:59
https://www.loveandcollect.com

À propos de l'événement

Semaine 59: Fluxus & Cie

Il y a plus d’un an, lorsque nous avons lancé le programme Love&Collect, la première semaine était consacrée aux artistes du mouvement Fluxus, sous le titre: L’art c’est la vie! Sans doute, avec cette exclamation vitaliste entendions-nous, même inconsciemment, conjurer une pandémie qui, alors, nous menaçait collectivement de manière inédite.

Retrouvez les œuvres de la semaine tous les jours du lundi au vendredi, à 10h en cliquant sur ce lien.

Cinquante-huit semaines plus tard, il était temps de remettre nos pas dans ceux des artistes Fluxus, qui, selon le grand critique Bernard Lamarche-Vadel, ont signé la réconciliation joueuse de l’art et de la vie. Fluxus, pourtant, n’a jamais été un groupe au sens où on l’entend des avant-gardes constituées, mais bien un mouvement (un flux, même), une nébuleuse… Aussi intitulons-nous cette nouvelle excursion Fluxus & Compagnie, car cette aventure témoigne si bien, pour reprendre les mots du cinéaste Jean-Luc Godard, de ce que ce sont, toujours, les marges qui tiennent les livres…

Préparé en amont par le compositeur John Cage, le terreau des années 1960 était propice au jaillissement d’une plante anarchique, rhizomique et rebelle comme Fluxus. Faisant une large part aux performances (dans la lignée des Events de George Brecht et des Happenings de Allan Kaprow), Fluxus, mouvement sans discipline et sans dispute selon les mots de Nam June Paik, a rassemblé de fortes personnalités, comme La Monte Young, Yoko Ono, Ben Patterson ou George Maciunas, rejoints par des figures comme Joseph Beuys ou Wolf Vostell. Active notamment autour de La Cédille qui sourit à Villefranche-sur-Mer, la branche française de Fluxus a été spécialement active dès 1962, autour de créateurs de premier plan comme Ben, Jean Dupuy ou Robert Filliou… Ce sont ces créateurs que nous retrouverons logiquement cette semaine, rejoints par le franc-tireur Erik Dietman, qui débuta sa carrière dans l’art dans la proximité du Nouveau Réalisme de Pierre Restany, mais s’épanouit dans les années 1960 dans les rivages Fluxus, grâce à sa proximité avec Robert Filliou.

Brecht, Dietman, Filliou, Patterson ou Vostell ont en commun d’être profondément des dilettantes de l’art. Musiciens ou poètes, ils se méfient des objets d’art traditionnels, au cœur de ces années 1960 où le concept même de chef d’œuvre devient suspect. Convaincus, pour reprendre la célèbre formulation de Robert Filliou, que L’art, c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art, ils cherchent à faire pénétrer la vie dans leurs œuvres, qui prennent des libertés importantes avec les standards de la création académique. Profondément internationalistes, les acteurs de Fluxus ont également eu à cœur de reprendre leur liberté vis-à-vis du monde de l’art et de son marché; aussi les sculptures Fluxus se présentent-elles le plus souvent sous la forme d’objets, d’assemblages, de boîtes, d’œuvres en kit, car ses membres, comme le souligne l’historien Philippe Dagen, refusent la notion d'œuvre, pratiquent le bricolage pauvre, s'exercent dans l'éphémère…

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