Expositions

dim. 07 juin | https://www.instagram.com/loeveandco/

Une nouvelle figuration (1)

Loeve&Co-llect: Deuxième semaine, deuxième thème. Et toujours, chaque jour à 10 heures, du lundi au vendredi, une œuvre issue de notre stock, à collectionner à prix privilégié, disponible uniquement pendant 24 heures.
Les inscriptions sont closes
Une nouvelle figuration (1)

Heure et lieu

07 juin 2020 à 10:00
https://www.instagram.com/loeveandco/

À propos de l'événement

Semaine 2 : Une nouvelle figuration

En 1965, le polyptique «Vivre et laisser mourir ou la Fin tragique de Marcel Duchamp», signé collectivement par les peintres Gilles Aillaud (français), Eduardo Arroyo (espagnol) et Antonio Recalcati (italien), est révélé dans le cadre de l'exposition Figuration narrative dans l'art contemporain, à la galerie Creuze à Paris (il a depuis intégré en 2013 les collections du Musée Reina Sofia à Madrid). Dans la huitième et dernière toile, les tenants américains et européens du Pop Art et du Nouveau Réalisme, Arman, Oldenburg, Rauschenberg, Raysse, Warhol mais aussi le critique Pierre Restany, soutiennent et accompagnent le cercueil de Marcel Duchamp. L’œuvre fit scandale, et pose encore aujourd’hui des questions très actuelles, tant sur le plan artistique que politique ou géopolitique.

Outre ces trois peintres, la Figuration Narrative, mouvement artistique porté par le critique Gérald Gassiot-Talabot, commissaire de l’exposition de la Galerie Creuze, mais aussi l’année précédente de la manifestation mythique Mythologies Quotidiennes au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, a rassemblé des personnalités internationales aussi fortes et singulières que le haïtien Hervé Télémaque, l’italien Valerio Adami, l’allemand Peter Klasen, l’islandais Erró, le suisse Peter Stämpfli, le yougoslave Vladimir Veličković ou les français Gérard Fromanger, Jacques Monory, Bernard Rancillac, Gérard Schlosser…

Ironie ou simple apaisement naturel, alors que ces mouvements sont apparus pendant des décennies antagonistes, la Figuration Narrative parisienne, le Pop Art new-yorkais ou californien et le Pop allemand, mené par Gehrard Richter et Sigmar Polke, sont aujourd’hui de plus en plus perçus comme une même tentative, à l’échelon mondial au cours de la décennie 1960, d’inventer une «nouvelle figuration» totalement porteuses des leçons de l’histoire contemporaine, histoire de l’art mais pas que : deuxième guerre mondiale, guerre froide, Vietnam, Algérie, dictatures d’Amérique du Sud… ces tentatives de dépassement pictural ont récemment fait l’objet d’expositions de référence, à l’image de International Pop (Walker Art Center, Minneapolis, 2015) ou When the World Goes Pop (Tate Modern, Londres, 2015 également). De son côté, le collectionneur suisse Jean Claude Gandur a constitué, depuis une quinzaine d’années, une collection de référence sur la Figuration Narrative, dévoilée dans un ouvrage en 2018, qui entreprend également de dépasser les anciennes catégories, obsolètes, pour se concentrer sur la qualité novatrice des œuvres.

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